Jocelyn Bell Burnell

Détection d’une pulsation

Texte de l’affiche

On attribue à l’astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell l’une des plus importantes réalisations scientifiques du vingtième siècle. Elle a découvert les premiers pulsars, signaux provenant d’une étoile à neutrons.

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Jocelyn Bell Burnell est née en Irlande du Nord en 1943. En tant que jeune femme intéressée à poursuivre des études en sciences, elle a fait face à de nombreux obstacles, notamment l’hypothèse voulant qu’une fois qu’elle commencerait l’école secondaire, elle suive des cours d’art ménager plutôt que des cours de sciences traditionnels.

Mme Bell Burnell a poursuivi ses études à l’Université de Glasgow, où elle a obtenu son baccalauréat ès sciences en physique en 1965. À l’Université de Cambridge, où elle étudiait afin d’obtenir un doctorat en radioastronomie, elle a continué d’être victime de discrimination fondée sur le sexe, principalement parce qu’on s’attendait à ce qu’une fois fiancée, elle abandonne ses études pour devenir femme au foyer.

Malgré ces pressions, on attribue à Mme Bell Burnell la plus grande découverte astronomique du XXe siècle. En 1967, elle a travaillé en étroite collaboration avec son directeur de recherche Antony Hewish à Cambridge. En vue de détecter les quasars éloignés, Mme Bell Burnell a participé à la construction d’un grand radiotélescope qu’elle a utilisé personnellement pendant des mois avant de découvrir une série d’impulsions radio régulières.

Avec l’aide de l’équipe de M. Hewish, Mme Bell Burnell a continué de les surveiller. Après avoir trouvé trois autres de ces objets, on a déterminé que ces impulsions d’une seconde provenaient d’étoiles à neutrons denses en rotation, ou pulsars, comme on les a appelées ultérieurement. Cette découverte a offert au milieu scientifique des possibilités extraordinaires, comme la création d’une horloge cosmique précise, la détection des ondes gravitationnelles et la vérification des théories fondamentales de la physique.

En 1974, M. Hewish et un autre chercheur, Martin Ryle, ont reçu le prix Nobel de physique pour cette découverte. Mme Bell Burnell a reconnu le rôle que les stéréotypes sexuels ont joué dans son omission, mais a décidé d’ignorer cette controverse et de se concentrer plutôt sur la poursuite de la science et de l’éducation.

Au cours des décennies suivantes, elle a enseigné dans diverses universités, a été nommée doyenne des sciences à l’Université de Bath, a travaillé à l’Observatoire royal d’Édimbourg et a été présidente de la Royal Astronomical Society et de l’Institute of Physics.

Mme Bell Burnell croit que la culture dans le domaine des STIM doit changer afin d’encourager davantage de filles à poursuivre des études en sciences et à trouver de nouvelles idées. Elle attribue sa découverte des pulsars au fait qu’elle était elle-même une minorité, ce qui l’a motivée au bout du compte à travailler plus fort. Afin d’aider les autres, elle a fait don de la bourse de 3 millions de dollars qu’elle avait obtenue en remportant le Prix spécial de physique fondamentale à l’Institut de physique du Royaume-Uni pour soutenir les étudiants des cycles supérieurs sous-représentés.

En 2015, Mme Bell Burnell a remporté le prix Femme de l’année pour l’ensemble de son œuvre de la Prudential en signe de reconnaissance de ses réalisations.

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