Donna Strickland

La passion des lasers

Texte de l’affiche

Les travaux de Donna Strickland sur l’amplification d’impulsions par dérive de fréquence ont jeté les bases des impulsions laser les plus courtes et les plus intenses jamais créées. Ces dernières sont utilisées dans la recherche sur l’action des forces sur la matière à des températures et des pressions extrêmes et en chirurgie oculaire.

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Donna Strickland est née en 1959, à Guelph, en Ontario, d’un père ingénieur en électricité et d’une mère professeure d’anglais au secondaire. Mme Strickland s’est rapidement rendu compte durant ses études que la science était l’une de ses forces. Son intérêt pour les domaines du laser et de l’électro-optique l’a amenée à étudier le génie physique à l’Université McMaster, au Canada, puis à poursuivre ses études doctorales à l’Université de Rochester aux États-Unis.

En 1985, Mme Strickland et son directeur de thèse, M. Gérard Mourou, ont mis au point un procédé d’amplification des impulsions comprimées, une technique qui a permis d’augmenter l’intensité d’un laser sans le détruire. Ce procédé permettait de générer les impulsions au laser les plus intenses jamais enregistrées. Quatre ans plus tard, Mme Strickland a obtenu son doctorat en physique optique.

Avant de devenir professeure au Département de physique et d’astronomie de l’Université de Waterloo, en 1997, Mme Strickland a été associée en recherche au Conseil national de recherches du Canada, physicienne rattachée au Lawrence Livermore National Laboratory et membre du personnel technique de l’Advanced Technology Centre for Photonics and Opto-electronic Materials de l’Université de Princeton.

Mme Strickland a également siégé au conseil de l’Optical Society of America (OSA) et en a été la présidente, en 2013. Elle a aussi été rédactrice spécialisée pour Optics Letters, une revue scientifique à comité de lecture publiée par l’OSA, et a également siégé au conseil d’administration de l’Association canadienne des physiciens et physiciennes.

Sa recherche à l’Université de Waterloo – qu’elle poursuit encore aujourd’hui – porte sur le développement de systèmes laser de haute intensité et leur utilisation pour l’étude des phénomènes optiques non linéaires. Elle est aussi l’auteure de plus de 90 publications.

Mme Strickland et M. Mourou ont remporté, en 2018, le prix Nobel de physique. Bien qu’au départ, l’application des résultats de leur recherche n’était pas claire, l’amplification des impulsions comprimées est maintenant utilisée dans de nombreux domaines, notamment la chirurgie de correction de la vision ainsi que la fabrication de petites pièces de verre pour les téléphones cellulaires.

Mme Strickland est la première Canadienne et la troisième femme de l’histoire à remporter ce prix prestigieux, qu’elle partage avec bonheur avec les femmes du monde entier. Bien qu’elle soit consciente de l’inégalité de genre dans les domaines de la science, de la technologie, du génie et des mathématiques, elle a été étonnée de l’importance accordée à son genre lors de la cérémonie, car elle se perçoit d’abord comme une scientifique plutôt que comme une femme dans le domaine des sciences.

En 1998, elle a été récipiendaire d’une bourse de recherche décernée par la Fondation Alfred P. Sloan, puis, en 1999, de la Bourse du premier ministre pour l’excellence en recherche et, en 2000, du prix Cottrell Scholar Award.

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